Le Langage de nos Os : Quand le Corps Cristallise nos Émotions
Avez-vous déjà ressenti cette sensation de "corps de plomb" ? Ce sentiment que chaque pas demande un effort surhumain, comme si une chape d'invisibles blocages pesait sur vos épaules ? On pense souvent que nos os ne sont que la charpente rigide de notre corps. Pourtant, ils sont bien plus que cela : ils sont les gardiens de notre histoire. Suite à un choc — qu’il soit émotionnel ou physique comme un accident de la route — notre structure peut se figer, créant des résonances bien au-delà de la simple douleur locale.
BIEN-ETRESPIRITUALITE
Maryline Selva
1/9/20263 min temps de lecture


L’accident : Quand le silence médical s'ajoute au choc
Après mon accident de voiture, j'ai vécu une expérience que beaucoup d'entre vous ont sans doute connue : le sentiment de ne pas être entendue. Je me suis rendue chez le médecin, le corps meurtri et l'esprit en alerte, espérant une analyse de mes séquelles.
J'ai d'abord été arrêtée 15 jours par un premier médecin qui avait constaté mon état de fragilité (physique et émotionnelle). Mais au lieu de s'atténuer, mon état s'est aggravé : des blocages ont commencé à paralyser mes bras, mon cou, ma nuque, mon dos. Mon sommeil a disparu, je me réveille alors plusieurs fois pas nuit.
Inquiète de voir mon corps se figer ainsi, et étant dans un grand état de fatigue, je suis retournée consulter.
Le rendez-vous a duré trois minutes.
Sans aucun examen clinique, sans même toucher ces zones qui me faisaient souffrir, le médecin a balayé mes symptômes d'un revers de main. Sa conclusion ? "On va te remettre du soleil dans la tête". Il m'a alors tendu une ordonnance pour ce que j'appelle une "pilule du bonheur" (un antidépresseur).
Cette expérience m'a laissé un goût amer. On ne peut pas simplement "colorier" des blocages physiques bien réels avec des psychotropes en ignorant la détresse d'une structure qui crie au secours. Ce manque d'écoute et cette rapidité d'expédition renforcent la sensation de solitude face à un corps qui semble ne plus nous appartenir.
Quand le squelette enregistre le trauma
Dans mon expérience, ce sentiment de corps lourd et bloqué n'était pas un simple "coup de blues" ; c'était mon squelette qui "serrait" encore le souvenir du choc. Lorsqu'un os subit un traumatisme, c'est toute la circulation de notre énergie qui est entravée. Ce blocage structurel devient alors la source de maux en cascade :
Sur le poids : Un corps en état de choc cherche à se protéger ou ralentit son métabolisme par manque de fluidité.
Sur le sommeil : Les micro-tensions osseuses empêchent le relâchement profond nécessaire au repos réparateur.
Sur les émotions : Un squelette "tendu" maintient le système nerveux en état d'alerte permanente, nourrissant le stress et l'épuisement.
L'importance de "décristalliser" : Parler pour se libérer
Il est vital de comprendre que les émotions non exprimées se logent dans nos tissus et nos os. Elles se cristallisent, créant des zones de rigidité physique.
Ne minimisez jamais vos symptômes : Si vous sentez que quelque chose "cloche", vous avez raison. Ne laissez personne vous dire que "c'est dans votre tête" en trois minutes de consultation.
Le rôle du thérapeute : Au-delà des soins physiques, aller parler à un thérapeute est essentiel. Mettre des mots sur l'accident, sur la peur, sur la colère d'avoir été mal soignée, permet de sortir ces émotions du corps. La parole agit comme un solvant sur la cristallisation émotionnelle.
Une approche globale : Réaligner le tout
Pour retrouver sa légèreté, il faut traiter le corps comme un tout indissociable. C’est pourquoi je conseille toujours une double approche :
Libérer la structure : Consultez des spécialistes comme des ostéopathes ou des étiopathes. Ils redonnent de la mobilité à la charpente.
Libérer l'énergie et l'émotion : C'est ici que je peux vous accompagner.
Je vous propose des séances dédiées au côté émotionnel et des soins énergétiques pour vous aider à libérer ces mémoires traumatiques et à retrouver une fluidité globale. Ensemble, nous irons au-delà des symptômes pour aider votre être tout entier à aller vers un mieux-être durable.
Conclusion : Prendre soin de son squelette, c'est prendre soin de son ancrage. En libérant notre charpente et en exprimant nos émotions, nous permettons à notre énergie de circuler à nouveau librement. On ne remet pas durablement du soleil dans sa tête avec une pilule, mais en écoutant avec respect les besoins de son corps et de son âme.
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